Après l’observation de la source d’Uthurbietta , nous
nous sommes rendus à la Perte de Léchagory , en amont de la fontaine .
Il n’y avait pas d’eau mais , nous avons appris que l’eau d’Uthurbietta
provenait de cette perte , pourtant asséchée . Nous avons pu observer
que la perte était située dans une vallée sèche. Le profil de la vallée
est en "marches" , c’est à dire que l’endroit où
l’eau s’écoule est à différentes hauteurs selon les endroits et que
l’eau pénètre en fait dans la marne ( ?) , ou calcaire marneux , pour
pouvoir circuler car elle ne peut pas le faire à la surface . Afin
d’évaluer le trajet de l’eau et la durée de celui-ci , on utilise la
méthode suivante :
Un traceur , (de la fluorescéine) a été placé dans l’eau pénétrant dans la perte .
Aux endroits d’émergences supposés , on dispose des fluocapteurs ( charbons de bois actif).
Ces fluocapteurs emprisonnent l’uranine , même en faible quantité ( fluorescéine invisible à l’œil nu ).
On
récupère ce charbon actif et à l’aide d’un réactif ( potasse
alcoolique) , on peut mettre en évidence l’uranine éventuellement
contenue .
L’intérêt de tels colorants est :
La faible teneur à laquelle ils peuvent être détectés à l’oeil nu .
La fluoréscéine ne pollue pas et n’est pas dangereuse pour les humains et les animaux .
L’eau circule dans des cavités perméables en grand , c’est à dire qu’elle n’est pas filtrée. L’eau , si elle est polluée , le reste donc à la sortie des cavités . Cette circulation "sans obstacle" rend possible l’utilisation de traceurs chimiques .
Yoann Sépaniac
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