Perte

Après l’observation de la source d’Uthurbietta , nous nous sommes rendus à la Perte de Léchagory , en amont de la fontaine . Il n’y avait pas d’eau mais , nous avons appris que l’eau d’Uthurbietta provenait de cette perte , pourtant asséchée . Nous avons pu observer que la perte était située dans une vallée sèche. Le profil de la vallée est en "marches" , c’est à dire que l’endroit où l’eau s’écoule est à différentes hauteurs selon les endroits et que l’eau pénètre en fait dans la marne ( ?) , ou calcaire marneux , pour pouvoir circuler car elle ne peut pas le faire à la surface . Afin d’évaluer le trajet de l’eau et la durée de celui-ci , on utilise la méthode suivante :
- Un traceur , (de la fluorescéine) a été placé dans l’eau pénétrant dans la perte .
- Aux endroits d’émergences supposés , on dispose des fluocapteurs ( charbons de bois actif).
- Ces fluocapteurs emprisonnent l’uranine , même en faible quantité ( fluorescéine invisible à l’œil nu ).
- On récupère ce charbon actif et à l’aide d’un réactif ( potasse alcoolique) , on peut mettre en évidence l’uranine éventuellement contenue .

L’intérêt de tels colorants est :

- La faible teneur à laquelle ils peuvent être détectés à l’oeil nu .
- La fluoréscéine ne pollue pas et n’est pas dangereuse pour les humains et les animaux .

L’eau circule dans des cavités perméables en grand , c’est à dire qu’elle n’est pas filtrée. L’eau , si elle est polluée , le reste donc à la sortie des cavités . Cette circulation "sans obstacle" rend possible l’utilisation de traceurs chimiques .

Yoann Sépaniac

METTRE DES PHOTOS PRESENTANT L’EXPERIENCE

retour trajet    RETOUR VERS LA CARTE DU TRAJET